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Pourquoi diable ma route, en ce jour de l'année 1998, me fit passer devant la cour de ce petit garage du Vesinet-le-Pecq en région parisienne. Comme souvent en se promenant, nos yeux baladeurs de collectionneur scrutent ce genre d'endroit où peut-être se cache des trésors endormis. Bingo quand mon regard se posa sur cette grosse masse blanche rondelette perlant de ces traces ocres révélant l'attaque de la rouille. Mon sang ne fit qu'un tour et me voilà auprès de l'engin en me demandant quel est l'individu qui ose laisser dépérir cette auto bien malade en apparence. |
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Sympa le garagiste, on s'attend souvent dans ces cas là à un regard noir oblique et méfiant. Que nenni, plutôt cool dans son genre, peu de temps après je repars avec les coordonnées du propriétaire, qui par la suite s'avère être un jeune médecin ayant acquis la voiture en 1994 pour s'en être servi quelques temps. Puis lasser et désemparer devant l'entretien qu'elle demandait, elle est arrivée dans ce garage pour une réfection des freins et autres petits bobos (voir le coup de bélier reçu sur le côté gauche du pare-chocs avant) pour y rester jusqu'à mon arrivée. |
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Du travail, oui il y en a, une grosse remise au propre, une révision mécanique, c'est le moins que l'on puisse faire en attendant les éventuelles surprises. Déjà repeinte une première fois (sa couleur d'origine étant noire), elle a eu un suivi à peu près correcte. D'ailleurs j'ai récupéré un paquet de facture m'interdisant de me plaindre. Les intérieurs ne sont pas trop abîmés, c'est plutôt l'extérieur qui a quelques dommages (apparition de rouille, éléments abîmés, etc..), rien de bien grave tout de même. Ma préoccupation est maintenant de la faire rapatrier à Nantes où je vis, affaire plutôt délicate. |
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Possédant déjà ma Renault 16 de 1967, voilà la populaire d'après-guerre qu'il me fallait absolument, ignorant presque tout d'ailleurs de l'histoire de cette Renault. Après transaction et arrangement, la voilà embarquée ce 11 septembre 1998 sur un camion plateau en direction de Nantes. Réception du colis quelques jours après et quel bonheur de se mettre au volant pour quelques mètres seulement jusqu'au hangar de mon ami Jean-Pierre pour un remisage hivernal. Fin du premier épisode de l'aventure de la Renault Frégate 1956 N°2430927. |
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Malheureusement, elle y est toujours dans son hangar, car les circonstances de la vie ne m'ont pas laissé jusqu'à présent les moyens et le temps de m'en occuper. J'ai pu acheter déjà quelques pièces de rechange et en démonter certaines mais le plus gros reste à faire (on la voit sur la photo avec la calandre et le pare-chocs démontés, tout l'avant étant déjà polisché). Les projets se concrétisant avec patience et longueur de temps, c'est pour bientôt que je vais remettre cette voiture en route. A bientôt. |